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Côte d'Emeuraude
Eugène
Herpin est à l'origine
de l'appellation
" Côte d'Emeraude "
Octave-Louis Aubert.
(1870-1950).
Poète qui célébra Sables-d'Or-les-Pins
:
Il chantait la mer dans sa revue " Bretagne Touristique
", 1922-1939.
"
Les bois que l'on voit
Onduler sur la plaine
Et moutonner dans l'air
Pareils aux flots mouvants
Et féconds de la mer. "
Rosemonde
Gérard (1871-1953),
épouse d'Edmond Rostand et poète qui immortalisa
dans ses poèmes la beauté de Sables-d'Or-les-Pins :
"
Moi je mettrai sur une plage
Du sable fin, des coquillages,
Des brises fraîches, puis encore
Tout le parfum qui m'accompagne
Et ce paradis de Bretagne
S'appellera les Sables- d'Or "
René
Fauchois (1882-19..),
auteur dramatique et auteur du
poème
" La Fée des Sables -d'Or "
" s'engouffre dans sa poitrine avec la musique marine
la saine odeur des goémons "
"
Je suis la fée aux yeux de rêve
Qu'on entend chanter sur la grève
A l'heure où le soleil s'endort,
Lorsque que sur la vague inlassable
Sur les genêts et sur le sable
Voltige une poussière d'or
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Le site du Cap Fréhel
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Joseph
Rousse (1838-1909)
dédia une de ses œuvres au Cap
Fréhel
"
Debout comme un géant devant la mer immense
Portant à son sommet un phare aux feux tournants
Ceint de rouges rochers, le Cap Fréhel s'avance
Tantôt voilé de brume au milieu du silence,
Tantôt sous un ciel clair assailli par les vents.
Formidables rochers, superbe promontoire
Quand l'Océan bondit et lance autour de vous
Des colonnes d'écume et d'eau grisâtre et noire,
Vous semblez ignorer sa rage… "
Louis
Boivin (1866-1924)
écrivit ces vers dans " En flânant
par les grèves " :
"
On dirait quand l'ombre brunit
Le havre énorme qui s'échancre
Un grand navire de granit
Qui serait prêt à lever l'ancre
Pour s'élancer vers l'infini "
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Saint-Cast-Le-Guido
Eugène
Herpin
"
Cette mer se déploie soudain jusqu'à l'horizon
là-bas en un immense écrin d'émeraude ; il faut
pour la décrire la magnifique palette du poète.
"
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Louis
Tiercelin (1849-1915).
Le Guildo :
"
L'œuvre enfin se dévoile au grand jour ;
C'est ton pays vivant que je vois apparaître
Dans ce livre où le cœur d'un fils, la main d'un maître
Ont mis tant de science unie à tant d'amour "
André
Duvignac,
poète des Occidentales évoqua
sa maison de vacances dans un ouvrage Bretagne Touristique
(15 août 1925) :
"
C'est une petite maison
Blanche à la pointe de Garde
Deux mers, un ciel à l'horizon
Tout l'infini qui nous regarde
Les îles filent à la nage
Sur le crêpe bleuté des eaux "
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Baie de Saint-Brieuc
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Pléneuf-Val-André
A
Feuder. Les Fées des grèves
"
Voici l'heure brève
Du repos, du rêve,
Mais aussi des clairs
Reflets de nos mers
Où l'on peut revoir
Dans la paix du soir
Le Roselier bruire,
Val-André sourire,
Erquy rire… "
La
station des Rosaires
Madeleine Mouget
"
Au port les mâts de sabliers
Soulèvent des oiseaux géomètres
Et les viaducs de rêve
Que tissent le brouillard"
Saint-Brieuc
et ses cantons
Zénaïde Fleuriot (1829-1890)
"
Je mourrai avec la passion de la mer, elle me produit
l'effet d'une zone intermédiaire entre la terre et le
ciel. "
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Etables et son canton
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Binic
Christian
Querré (1943)
"
Quand l'éternel mareyeur qui me hante
M'aura jeté sur le carreau des halles
Je sais que je continuerai de vivre
Dans le cri des goélands sur la rue
Dans le varech dans les gerbes d'embruns
Simple lueur dans les courants marins
Dans le délire du vent sur la mer
Dans l'insomnie des cités de granit
Simple lichen aux parois de la nuit. "
Auguste
Boncors (1905-1971)
Poèmes solaires
"
Tu garderas toujours mon souvenir, Etables !
Les traces de mes pas s'effacent dans tes sables,
Mais le temps ne pourra m'arracher de ton cœur.
Mon immortalité plane dans la rumeur
D'un Océan qui berce une flotte intrépide
Se pavanant devant tes falaises humides… "
Bréhat
Edmond Haraucourt (1856-1941).
"
Vois-tu comme la mer est verte autour de nous ?
Notre barque et une algue errant au creux des lames,
Le vent nocturne et froid qui court sur les remous
Mêle au frisson des flots le frisson de nos âmes. "
Louis
Boivin (1866-1924).
Croquis bretons
"
Pour décor l'infini des cieux
Quelques pins aux tons d'émeraude ;
Le flot qui geint, le vent qui rôde
Parmi les rocs audacieux.
L'été le grand soleil qui brûle
Les champs de bruyère et d'ajoncs ;
Des courlis qu font des plongeons
Dans l'or des flots au crépuscule. "
Jeanne
Perdriel-Vaissière (1870-1952)
"
Bréhat ! Le lourd granit aux arêtes de glaive
le bloc grave et géant qu'embrument les embruns,
L'île que les brouillards cernent de voiles bruns
Pour noyer ses contours dans l'incertain du rêve… "
" Sur tous les caps le flot, sans haine et sans fureur
Resserre, autour des rocs, son immuable chaîne
Et tout d'un coup hurlant de colère et de haine
Bondit, se heurte et croule, avec un bruit d'horreur.
"
Louis
Guillaume,
Fortunes de vent
"
J'ai vu sortir de la mer
des chevaux pétris d'écume
Sans cavaliers, sans fers,
Portant licol de goémon
J'ai vu gisant sur la grève
Des guerriers sans armure
Sans épée, dont il ne restait plus
Que la place creusée dans le sable. "
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Paimpol
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Charles Le Goffic
"
A Paimpol un soir, tandis que la lune
Eveillait au large un chant de marin
Nous avons tous deux cueilli sur la dune
Ces touffes de menthe et de romarin.
Les marins ont dit aux oiseaux de mer :
Nous allons bientôt partir pour l'Islande
Quand le vent du nord sera moins amer
Et quand le printemps fleurira la lande. "
François
Menez (1887-1945).
En 1914 après avoir visité Paimpol
:
"
J'ai mieux compris la mélancolie tragique de ces départs
en Islande
sur lesquels plane comme un pressentiment funèbre. "
Alain
Jézéquel (1937)
a écrit des recueils de vers :
Poèmes du Trégor et d'ailleurs, L'Héritage celtique,
Ancrage breton
"
Rochers des présentes années
Lavés des espérances d'autrefois.
Massif et minéral détroit
S'ouvrent sur l'amplitude satinée
Du Lédano, miroir de célestes splendeurs,
Musique plane et prolongée
Préparant du néant l'ineffable douceur. "
Proverbe
: " les Bretons naissent
avec de l'eau autour du cœur "<
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Pleubian
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Jules
Michelet (1798-1874)
écrivit ce que le phare de
Larmor-Pleubian évoquait à ses yeux :
"
le phare de larmor-Pleubian a la simplicité sublime
d'une gigantesque plante de mer. "
Charles
Le Goffic (1863-1932)
à propos du même édifice :
"
un grand cierge de granit dressé sur l'abîme, chef de
chœur de la pléiade marine des phares "
André
Suarès (1866-1948),
laissa sa plume le guider pour
raconter le sillon du Talbert :
"
A marée basse tous les rochers couverts de goémons
donnent l'idée d'une assemblée chevelue, comme si une
nation singulière avait pris rendez-vous avec la grève
".
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Penvénan et Port-Blanc
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William
Shakespeare (1564-1612).
"
Notre -Dame de Port-Blanc
Dont la chapelle est une cale
La quille au ciel et les deux flancs
Encastrés en terre natale ".
Anatole
Le Braz,
parlant
de Port-Blanc.
"
c'est un des plus beaux paysages de mer que je connaisse.
De toutes parts surgissent autour de nous de gigantesques
profils de pierre, des figures énigmatiques et colossales
(…) Le rocher du château avec sa toison de lichens
garde l'entrée du port dans l'attitude d'un sphinx
de bronze vert et, vis-à-vis, l'île de Saint-Gildas
dort, paresseusement étendue à l'ombre de son bois
de pins qui la fait ressembler à quelque Salamine
bretonne. Plus loin, vers le septentrion s'égrènent
comme les têtes débordées d'un troupeau à la nage
les innombrables récifs épars (…) Des vols de mouettes
tourbillonnent, pareils à une neige vivante dans
la transparence ombrée de l'atmosphère. Devant nous
l'âpre échine de la côte de l'Armor penvénannais
s'enlève en noir sur le ciel pâlissant. Un calme
délicieux baigne toutes choses. Et la houle elle-même
roule par grandes ondes lentes et pacifiques ".
Théodore
Botrel (1868-1925).<
"
En vrai Breton j'ai pour la Mer
Un amour sauvage et farouche
J'ai soif de son baiser amer
Qui parfume et meurtrit ma bouche ".
Charles
Lindbergh (1902-1974) ;
Journal
du temps de guerre :
"
L'île ne pouvait être plus splendide, la mer, les
rochers et les bouquets d'arbres se combinent avec
le ciel changeant et la marrée pour parvenir à une
perfection presque incroyable (…) "
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Perros-Guirec
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Pierre
Guégen (1889-1965).
"
Car la mer est une salle de bal
Où la vague danse au bras des phares
Ses cheveux d'écume et d'algues
Eclaboussés jusqu'aux étoiles ".
Gabriel
Vicaire (1848-1900).
écrivit ces vers dans " En flânant
par les grèves " :
"
O mer, ô mer, coureuse de fortune
Chercheuse d'infini par-delà les grands monts
Toi que le soleil brûle et que fleurit la lune,
Belle au front couronnée de sombres goémons,
Nous savons le secret de tes tendresses brèves
Et tes yeux sont pareils à ceux que nous aimons… "
Ils chantent les pêcheurs de la même façon :
" Déjà grâce aux pêcheurs frétillent sur la paille
De beaux poissons d'argent avec des reflets bleus.
Que ce homard a l'air terrible, et quelle taille !
Le turbot sans pareil, le bar miraculeux ! "
René Bazin
(1853-1932)
"
Du quai de Perros, on aperçoit la rade entre ses deux
rives de collines élargies. On les suivait, les vertes
collines, jusqu'à la pointe rocheuse du château, jusqu'à
l'île Themé ronde comme une tortue, et, de l'autre
côté, jusqu'à ces longs écueils pâles qui s'émiettent
à l'infini de la mer et qu'on prendrait aux beaux
jours pour des monceaux de roses flottant là sur l'eau
bleue ".
Charles
le Goffic (1863-1932)
"
La Clarté -ar Sklerder- le plus beau nom de lieu de
la langue bretonne qui en compte par centaines de
si harmonieux ; La Clarté, sa sérénité de thébaïde,
son parfum de bruyère mêlé à l'odeur de sel et de
violette des marées montantes ".
Les
Sept Iles
" Et se dégageant des brumes hostiles
tu verras la nuit, par dessus les toits,
Tournoyer l'éclat de feu des Sept Iles,
Chauve-souris d'or des ciels trégorois ".
Roger
Laouénan,
journaliste et historien
"
Le vent rageait dans les cyprès lorsqu'il nous accompagna
jusqu'à l'échalier du cimetière planté au coin du
jardin. Au loin la mer larguait sur les rochers les
vagues des mauvais jours ; la côte parlait de grandeur
comme de vanité, de douceur comme de violence ".
Anatole
Le Braz (1859-1926).
"
L'archipel des Sept Iles est semblable à un groupe
de cétacés préhistoriques
jouant à fleurs d'horizon ".
Yvon Le Men
(1953)
"
Dans le port, un bateau
dans le bateau, un pêcheur
dans le pêcheur, son âme
dans son âme
le sel, le vent, le froid
dans mon assiette, un poisson
dans le poisson, mon appétit
dans mon appétit, ma force
dans ma force, la fatigue du pêcheur ".
en
parlant de Ploulec'h et le Yaudet, Jean-Marie de Penguern
chante les lieux dans Les Loups de mer :
" Voici venir les loups de mer
Qui apportent la guerre en Armor !
Ils ont pris le Yaudet,
Ils ont incendié l'église.
Aiguisons nos épées,
Le viel évêque, les larmes aux yeux,
A été forcé de quitter sa patrie,
Il est allé chercher un autre pays
Où ne viendront pas les méchants.
Aiguisons nos épées ! "
Narcisse
Quellien (1848-1902).
En
1880, dans un ouvrage bilingue " Annaik ",
l'auteur met en garde les pêcheurs locaux :
"
Lorsque se lève la nuit noire
Sur la mer hurlante
Avant que la tempête éclate
Chante le rossignol de nuit.
Ne tiens pas ta barque et les filets
Sur le passage du vent inexorable de la Mort
Vieux pêcheur, car s'est éteinte,
S'est éteinte l'étoile de Koz Yeaudet ".
Louis Even
(1879-1923).
Clair de lune :
"
La pleine lune sur la mer
Si lumineuse s'est levée
Que les moindres rumeurs de l'air
Se sont doucement dispersées.
Pas un bruit ne trouble la paix
De cette nuit resplendissante,
Pas même un clapotement frais
Au calme des plages luisantes ".
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" Crédit photos : Les ayants droit sont priés de se faire connaître "
Tirées de " itinéraire littéraire en Côtes d'Armor ", coop breizh, 1998 - Edmond Rébillé.
(Cartes postales disponibles aux Archives Départementales des Côtes d'Armor)
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